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Evénements, restaurants et traiteurs… à Toulouse, le nouvel appel d’alerte du secteur

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Face à la cinquième vague de Covid et à l’annulation d’une chaîne, le secteur de l’événementiel, les traiteurs, les restaurants et les discothèques demandent à nouveau de l’aide.

Organisateurs d’événements issus de petites et moyennes entreprises, notamment pour les entreprises, les traiteurs, les restaurants, les discothèques, le tourisme… Face à la cinquième vague de Covid, tout un pan de notre économie, en première ligne comme en 2020, souffre et criant qui doit soutenir l’alerte dans le leadership du gouvernement. Depuis que l’épidémie a repris et que les restrictions ou recommandations se sont multipliées, les annulations de réservations ont été associées au haut débit. Le seul segment événementiel de notre conglomérat déplore une baisse de 70 % de son chiffre d’affaires en décembre et jusqu’à 90 % en janvier. Comme il y a quelques mois, et alors que l’espoir d’un quasi retour à la normale est revenu cet été, ces entreprises sont à l’arrêt avec le risque de faire faillite pour certaines.
Localement, l’équipe du Medef de Haute-Garonne et les différents acteurs impliqués ont rencontré, jeudi, le gouverneur Etienne Guyot. Lundi 20 décembre, ils se sont exprimés en nombre devant la presse : Pierre-Olivier Nau, président du Medef, Patrice Falco, traiteur et vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie, Thomas Fantini, restaurateur et vice-président du Medef , Philippe Bello, vice-président de la Confédération des industries et du luxe (UMIH), Patrice Vassal, directeur de la branche GL Events qui dirige MEETT, Jean-François Renac, porte-parole du pool d’entreprises Events 31 et Nathalie Faidherbe, traiteur.
Tout le monde a décrit « l’effet puissant de cette vague », comme l’a souligné Pierre-Olivier Nau. Philippe Bellot, qui a également évoqué l’état des boîtes de nuit qui ont fermé trois mois après leur réouverture, dans le secteur de la restauration, a estimé que la baisse des ventes est de “45 à 60% étant donné que décembre c’est 20% de l’année”.

les employés qui partent

Ces entrepreneurs réclament trois types d’aides : le retour du chômage partiel au taux plein, le Fonds de solidarité, et le report des échéances des prêts garantis par l’État (PGE). “Nous sommes dans une situation d’urgence mais la réaction est un peu longue”, a déclaré Patrice Falco.
De manière générale, “Ce que nous voulons, c’est un cadre. Il n’est pas acceptable d’être dans le noir”, a déclaré Natalie Federbeh, remettant en cause les ordres contradictoires : “Le Premier ministre n’interdit pas les rassemblements mais déconseille de le faire.” Ce qui conduit en effet à l’annulation.
Au Medef et à la CCI, on s’inquiète du « burn-out important » de salariés qui disent là encore vouloir arrêter ces deals. En termes d’affecter le moral des dirigeants. Pour les clients, et cela signifie pour leurs clients, Pierre-Olivier Nau demande de faire preuve de « solidarité ». Seul Patrice Vassall a apporté une touche d’optimisme en rappelant que les grands événements sont préservés et que le public a répondu en plus grand nombre par les grands rendez-vous du MEETT Covid.


Jean-François Renac : “Nous avons perdu 70% de notre activité en décembre”

Le directeur de l’agence organisatrice d’événements, Jean-François Renac, est le porte-parole d’un groupe d’entreprises du secteur qui s’est uni en 2020 face à la crise.

Jean François Renac
DDM – XAVIER DE FENOyl

Vous attendiez-vous, après plusieurs mois de vagues précédentes, à revivre ce moment de crise ?

Non, car nous pensions que le pire était derrière nous cet été. Mais oui, car on a le sentiment que cette épidémie n’est pas du tout maîtrisée et qu’elle pourrait revenir… En avril et mai on a vu l’activité reprendre malgré le manque de personnel. Nous avons repris confiance. Mais peut-être serons-nous dans cette situation dans six mois ou sept mois… peut-être connaîtrons-nous un changement profond… Je ne m’attendais pas à revivre cette situation mais cela ne m’étonne pas.

Quel est l’état actuel du secteur de l’événementiel ?

Notre perte d’activité a été de 70 % pour le mois de décembre et de 90 % pour l’activité événementielle, c’est-à-dire les gestionnaires de salles, les agences organisatrices, les traiteurs, les prestataires de services technologiques… Curieusement, les grands événements se succèdent. En revanche, tous les événements qui tournent autour de l’entreprise (séminaires, conférences, conférences, repas…) sont annulés. Le premier ministre ne les a pas arrêtés, mais les a conseillés. Il nous a dit : « Vous êtes responsable si vous organisez un événement » alors qu’il n’y a pas de pollution chez nous et que nous avons mis au point les protocoles.

Qu’est-ce que tu demandes ?

Le retour d’un dialogue constructif avec les pouvoirs publics. « Peu importe le coût est terminé », mais au lieu de cela, il ne reste plus rien. Décembre est mort parce que le décret sur le chômage partiel n’est pas encore arrivé. Le Fonds de solidarité n’a pas vu le jour. L’échéance des prêts garantis par l’État est en mars et avril. Nous devons travailler sur ces trois leviers.


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