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Les restaurants ont un besoin urgent de personnel

La reprise est en bonne voie, les autres chiffres et statistiques sont définitifs. Sauf que dans le secteur de la restauration, c’est encore le chaos.

En cause : difficulté à trouver du personnel. Pas vraiment nouveau, mais la crise sanitaire a exacerbé ce phénomène avec de plus en plus de salariés désireux d’évoluer vers une nouvelle vie…

De plus en plus d’exigences, disent les professionnels. “J’ai engagé une serveuse. Sa période d’essai s’est bien passée. Au moment de l’entretien pour confirmer son emploi, elle m’a demandé 400 euros supplémentaires chaque mois !”, a rassuré David Piérobon, propriétaire de Charles-Trois.

“Seules les grandes chaînes resteront.”

Même son de cloche avec Tony Vigilante, aux manettes de Little Italy. “On est dans la dure depuis des années mais le covid a mis en évidence ce phénomène. Ils veulent du travail à la demande ! J’ai engagé une étudiante, elle allait bien et m’a dit qu’elle allait travailler tous les soirs. Une semaine plus tard elle n’a pas voulu que plus, elle voulait des week-ends et ne travaillait que trois nuits. Beaucoup ont choisi De restaurants pour réduire leurs horaires, voire annuler le service de nuit. Pour l’ouverture dimanche, nous sommes nombreux à jeter l’éponge. Bientôt, il ne restera plus que les grandes chaînes . On marche sur la tête !”, a-t-il déclaré. Mais sans doute pour abandonner, la nourriture est aussi une histoire de passion pour lui .

“C’est vrai que nous sommes confrontés à cette pénurie d’armes. Et cela se complique car le niveau de salaire a augmenté de 10% et tout le monde sait que nous embauchons. Après cela, nous avons récemment reçu plusieurs CV de personnes qui travaillent pour des traiteurs, et ils se sont retrouvés, malheureusement, dans une situation qui a failli s’arrêter à nouveau. Du coup, il y a, temporairement, plus de candidats », note Olivier Friliger, directeur de La Table de Bacchus. Cette pénurie de personnel a également affecté le fonctionnement du restaurant. Plus de tables acceptées à 23h, la date limite est maintenant 22h.

“Chaque salaire vaut un travail”

Quant à Vincent Villard, aux commandes de la Bouche à Oreille, de La Puce à l’Oreille ou du restaurant futuriste Crêperie, La Môme, devrait devenir, dès le 2 janvier, l’un des plus beaux établissements de Nancy avec son Eiffel 1900- toit en verre de style mis à jour.

Le patron du restaurant a sa formule : « Chaque travail vaut un salaire, et chaque salaire vaut le travail ! Soudain, il dit qu’il n’était pas affecté par l’imperfection. “Ça a toujours été là, mais c’est vrai que depuis le covid ce phénomène s’est amplifié. J’ai décidé de bien payer mes salariés, donc ils restent ! Et pour la future crêperie, je n’ai pas eu de problème non plus. C’est vrai aussi que les jeunes comme être là à l’ouverture du Restaurant, c’est un peu le défi que nous partageons ! », conclut Ibn Al-Tajer avec trente ans d’expérience.


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